APRES LA RECOLTE DE MIEL JE TRAITE CONTRE LA VARROASE

ÉPIDÉMIOLOGIE - HISTORIQUE

Apis Cerana porte en effet ce parasite, trouvé fortuitement par Jacobson sur l'île de Java. Cependant, cet acarien n'est même pas signalé comme étant pathogène, dans les observations acarologiques d'Oudemans.

Plus tard, en 1939, Toumanoff, spécialiste des maladies des abeilles, mentionne la découverte fortuite de cet acarien par une apicultrice indochinoise, sans lui accorder un intérêt de pathologiste.

De même, en Oussourie soviétique, Varroa a été signalé une première fois en 1950 sur Apis Cerana. Les années suivantes, la présence du parasite fut décelée dans toute l'aire géographique d'Apis Cerana (selon les observations de Kœniger , la maladie frapperait seulement les mâles d'Apis Cerana).

Le passage du parasite sur Apis mellifica semble dater des années 1960. Car, dans la région soviétique d'Oussourie, Poltev fit une étude approfondie sur une maladie inhabituelle des abeilles mellifiques mais cet excellent clinicien ne conclut pas à la présence de Varroa jacobsoni entre les années 1946 et 1963.

C'est en 1964 que l'acarien fut découvert sur Apis mellifica dans cette même zone. Puis, en moins de dix années, la plupart des ruchers de l'U.R.S.S. furent atteints, du fait de la transhumance et du commerce intérieur. Il est aussi probable que le même phénomène d'adaptation se soit produit dans d'autres régions de brassage des deux espèces d'abeilles. C'est à partir de ces lieux que la parasitose a été rapidement propagée lors des mouvements commerciaux : ainsi l'Amérique du Sud a été contaminée par des abeilles importées du Japon, qui lui-même avait acheté des colonies dans l'archipel indonésien.

Dans de nombreux pays, la varroase est considérée comme étant la plus grave maladie connue à ce jour chez l'abeille domestique. Par exemple, les pertes se sont chiffrées en centaines de milliers de ruches rien que pour l'Europe de l'Est. 

 

 

FORMATION ABEILLES ET VARROAS

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Formation de l'abeille vendéenne sur l'abeille et les Varroas par Jean-Maurice CANTIN le 13/02/2016 au Lycée Nature de LA ROCHE SUR YON
Cette formation organisée par l'abeille vendéenne au Lycée Nature explique le développement du Varroa dans les ruches et les moyens de lutte actuels.
Abeille vendéenne 13 02 2016.pdf
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Pour réaliser les comptages de varroas pour le compte du GDSA85 veuillez utiliser le tableau ci-dessus qui permettra une meilleure synthèse . Merci !
tableaux de Comptage 2016.xlsx
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Les varroas colonisent le couvain jusqu'à la naissance des abeilles
Les varroas colonisent le couvain jusqu'à la naissance des abeilles
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Synthèse des comptages 2015 présentée à l'assemblée générale 2016 par Yves PIDOU
Lutte contre les Varroas 2015.pptx
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L'info du spécialiste apicole...

LES MALADIES DES ABEILLES

LES VIRUS:

IAPV découvert en 2002 en Israël provoque la paralysie de l'abeille.

ABPV découvert en1963 en Angleterre est inoculé par les varroas dans l'hémolymphe (sang) de l'abeille provoque la paralysie et la mort

CBPV découvert en 1963 en Amérique Latine provoque des tremblements chez l'abeille qui est rejetée par les gardiennes.

KBV virus du cachemire découvert en 1974

BQCV virus des cellules royales noires découvert en 1977

tue les larves de reines en présence de Nosema apis et Nosema ceranea  au printemps et en début d'été.

 

DWV virus des ailes déformées découvert au japon en 1983. Ce Virus pénètre dans l'hémolymphe de l'abeille à l'occasion de son parasitage par le varroa. Il est un des signes de la présence de varroas dans les ruches.

KBV virus d'automne et d'hiver 

SBV virus du couvain en forme de sac connu depuis 1917 décrit en 1964 en présence de varroas

BVX, BVY .Virus découverts en Angleterre et associés à Nosema Ceranae et Nosema Apis identifié en 1907 par ZANDER au stade de la morphologie amiboïde en phase végétative et reproductrice par division cellulaire

Les bactéries:

La LOQUE AMERICAINE :PAENIBACILLUS LARVAE

C'est une bactérie qui infecte spécifiquement le couvain. Maladie contagieuse au sens de l'article D223-1 du code rural doit être signalé à la DDPP.


La contamination se fait par des spores infectées apportées par les nourrices qui envahissent le système digestif de la larve et se répand par l'hémolymphe (sang) dans tous les organes provoquant une septicémie. Chaque larve morte contient plusieurs millions de spores contaminées

Le dépistage se fait en introduisant une brindille dans une alvéole contaminée . si un fil visqueux s'allonge au bout de la brindille la présomption de loque est importante.

Le remède consiste à brûler tous les cadres infectés afin d'éviter la contamination du rucher.


la loque europenne

L’agent causal de la loque européenne est donc une bactérie appelée Melissococcus pluton. La bactérie vivante mesure environ 1 µ de diamètre, et se trouve souvent groupée en 2 éléments ou une petite chainette. C'est une bactérie Gram+.

 

 

Cependant, contrairement à la loque américaine, le diagnostic de laboratoire met en évidence d’autres bactéries en même temps que M. pluton.

Après des années de discussions sur la responsabilité de tel ou tel agent infectieux, Il y a un consensus aujourd’hui pour dire que M.pluton est l’agent causal de la loque européenne.

Cependant, d’autres germes se développent secondairement : Lactobacillus eurydice, Paenibacillus alvei, Paenibacillus apiarius, Enterococcus faecalis.

Ces germes secondaires ne peuvent déclencher la loque européenne, mais peuvent influencer les symptômes observés, notamment l’odeur ou la consistance du couvain mort selon que tel ou tel germe est présent. L’odeur putride apparaît lorsque de nombreuses cellules sont atteintes.  Ainsi dans la forme de loque européenne appelée « couvain vinaigre », on retrouve Enterococcus faecalis.

M. pluton est une bactérie qui ne sporule pas. Elle peut subsister dans les parois de cellules de couvain, dans les excréments des larves ou dans les débris de la ruche.

Elle résiste un an à la dessiccation, 20 heures à l’exposition aux rayons solaires et 25 heures à la putréfaction et à température ambiante.

La cause majeure de l’apparition de la loque européenne est la carence en protéines de la colonie.

La loque européenne est le plus souvent constatée au printemps et à l’apogée en couvain, une période critique du cycle biologique de l’abeille. A ce moment là, il y a de grandes surfaces de couvain à nourrir qui peut être désorganisé par différents facteurs :

- La varroose,

- Les carences en pollen, unique source de protéines de l’abeille,

- Le confinement suite à des conditions météorologiques mauvaises qui empêchent les abeilles d’aller butiner,

- Un déséquilibre des populations nourrices/larves, qui entraîne une carence alimentaire des larves,

- Une infection des nourrices par le virus du sacbrood. Les nourrices sont de jeunes abeilles ouvrières et le virus du sacbrood atteint ses glandes hypopharyngiennes.

Les carences protéiques vont modifier la qualité des gelées nourricières et donc permettre à M. pluton de se développer dans les larves.

 

Pathogénie

 

L’infection des larves a lieu dans les deux premiers jours de leur vie. La bactérie se développe très rapidement dans le ventricule en se nourrissant de la gelée destinée à la larve. Les larves atteintes réclament alors plus à manger et sont repérées par les nettoyeuses.

La larve meure généralement avant l’operculation.

Si la larve survit et se métamorphose en nymphe, la bactérie est rejetée par les fèces et se retrouve sur dans la base et les opercules des cellules. Ces bactéries peuvent alors aller contaminer d’autres larves.

Devenir des larves infectées :

-   - Détectées avant operculation, elles sont alors éjectées par les ouvrières nettoyeuses.

-   - Mort avant operculation et détectées : l’infection est plus sévère et des germes secondaires ont pu se développer.

-   - Operculées mais sans métamorphose en nymphe : elles défèquent et M. pluton est retrouvé dans les écailles

-   - Parfois elles survivent, se transforment en nymphe, plus rarement en abeille adulte, laissant M. pluton dans les cellules de couvain.

 

Symptômes

 

- Le couvain est en mosaïque

- Les opercules peuvent être concaves et ponctués de petits trous.

- Les larves sont affaissées, ont un aspect délavé et pâteux d’abord de couleur terne puis de jaune à brune.

- Le couvain a une odeur de putréfaction, voire acide. 

On trouve généralement les différents stades de la pathologie sur un cadre de couvain. Il est possible de trouver en même temps la loque américaine et la loque européenne.

 

Il n’y a pas un mais plusieurs agents responsables de la loque européenne. Il s’agit pour tous de bactéries : les deux principales étant Melissococcus pluton et Paenibacillus alvei. Ces deux espèces provoquent les formes typiques de loque européenne. 1. Melisococcus pluton est la bactérie la plus souvent impliquée. Il s’agit, comme son nom le suggère, d’une coque : au microscope son aspect est celui de petites boules (un peu ovales en fait) amassées en grappes. Cette bactérie n’a pas, au sens strict, la capacité de produire de spore, mais peut créer, lorsque les conditions lui sont défavorables, des formes de résistances, moins… résistantes que les spores. 2. Paenibacillus alvei , comme son nom l’indique est un bacille (forme de bâtonnet au microscope) . Comme Paenibacillus larvae, agent de la loque américaine, cette bactérie sporule lorsque les conditions de son développement ne sont plus idéales (voir l’article sur la gestion de la loque américaine). Cependant, nous verrons que le problème posé par les spores de loque européenne est moindre que celui de la loque américaine. Sur cette image, d’après un cliché de JP Faucon, sont visibles des amas de bacilles de Paenibacillus alvei (1) et de coques de Melissococcus pluton (2). Il existe également d’autres espèces de bactéries qui s’attaquent également au couvain ouvert (non operculé) et qui provoquent des symptômes moins sévères et légèrement différents de la loque

 L’odeur que dégage une ruche atteinte de Loque européenne varie selon la bactérie qui en est responsable, généralement il s’agit d’une odeur aigre, différenciable de l’odeur de Loque américaine. La présence de cette odeur est un élément caractéristique mais inconstant. Son absence n’est donc pas une assurance. 9 Lorsque l’atteinte est forte et ancienne, elle peut engendrer un dépopulation importante. Un examen du couvain s’impose, attention il peut y avoir dans la même ruche affaiblie Loque américaine et européenne. ¾ Le couvain a un aspect de mosaïque, ce qui n’est caractéristique de rien sauf d’une mortalité anormale du couvain. Nous avons déjà vu que cette anomalie peut être aussi bien provoquée par la Loque américaine, le couvain plâtré, une reine déficiente… ¾ Les larves malades ont souvent une mobilité plus importante, ce qui explique qu’on pourra retrouver des larves mortes dans des positions très variables et souvent tordues. La quasi totalité des larves meurt avant operculation, au stade enroulé (après operculation, c’est exceptionnel). ¾ Sur les images ci-dessous, d’après un cliché de Z. Huang, tous les stades de la maladie sont visibles, Au départ, la larve perd sa couleur blanc nacrée et devient terne, virant progressivement au jaune sale puis au marron. On peut parfois observer sous la « peau » du dos, une petite zone jaune sale, En se désséchant, elles forment des « écailles » marron tordues dans des positions variables.

Traitement

Il convient de se conformer à la prescription du vétérinaire (voir note de service ci-dessous)

 

Prévention

·         bonne hygiène au rucher

·         réserves alimentaires en suffisance

·         surveillance régulière

·         éviter les sources de contamination: miel, pollen, cadres, cire d'origine inconnue


les parasites amibiens et fongiques

noséma apis et ceranae

Agent pathogène et cycle

Au cours de son cycle évolutif, Nosema apis passe par différents stades. Le cycle est assez complexe et varie selon les conditions du milieu. Le parasite peut se trouver sous deux formes qui correspondent aux deux principales phases de son cycle.

  • Stade de morphologie amiboïde : phase végétative et reproductrice du parasite par division cellulaire, dans les cellules intestinales de l'abeille;
  • SporeStade de spore : phase passive de la résistance, mais aussi de la dissémination. La spore est composée de 3 éléments fondamentaux :
  • l'enveloppe qui lui permet de résister aux attaques extérieures et ainsi survivre, parfois dans des conditions extrêmes, pendant plusieurs années;
  • le sporoplasmequi est le germe de la spore, il comprend le cytoplasme et le germe amiboïde. La spore de microsporidie présente normalement un noyau, mais celle de Nosema apis possède deux noyaux ( d'où le nom de diplokarion) ainsi que des réserves nutritives.
  • l'appareil d'extrusion: la capsule polaire et le filament polaire. La capsule permet le maintien, l'articulation et l'extrusion du filament polaire. Le filament, quant à lui, s'enroule comme un ressort sur les flancs de la moitié postérieure de la spore. Chez Nosema apis, il peut exister jusqu'à 44 spires pour une longueur du filament de 400μm.

Lorsqu'elles sont ingérées par l'abeille (alimentation, nettoyage) les spores vont germer dans l'intestin moyen où l'environnement leur est favorable. Puis elles pénètrent dans les cellules de la paroi grâce à un filament polaire qui permet la migration du matériel infestant (sporoplasme) dans les cellules épithéliales de l'intestin. Nosema sp. se multiplie et croit. Au terme de ce développement, la cellule infectée dégénère et est généralement détruite. Ce qui permet la libération de grandes quantités de spores qui vont réinfecter d'autres cellules ou qui seront évacuées avec les déjections, devenant ainsi une source de contamination importante dans l'environnement de la ruche.

Les spores peuvent résister 5 à 6 semaines dans les cadavres d'abeilles, un an et plus dans les excréments et 2 à 4 mois dans le miel.

 

Symptômes

 

  • incapacité de voler, abeilles rampantes, abdomen gonflé ;
  • couvain clairsemé ;
  • tâches fécales sans forme sur la planche, d'envol, dans la ruche, sur les cadres( à ne pas confondre avec les tâches brun foncé,allongées, qui sont produites par les abeilles d'hiver atteintes de dysenterie) ;
  • test de l'intestin: couper la tête d'abeille morte, et extraire la pointe de l'abdomen et le canal intestinal : l'intestin moyen est opaque et blanc laiteux, c'est la nosémose. Si l'intestin moyen est translucide et brun : abeille saine ;
  • la colonie se développe difficilement et finit par périr.

 

Diagnostic

Le diagnostic clinique de la nosémose est difficile. La diarrhée est un élément de suspicion, mais il est insuffisant pour conclure en la présence de maladie. La décoloration de l'intestin chez un bon nombre d'abeilles est un élément important de suspicion. Seul un diagnostic en laboratoire peut confirmer la maladie.

Dissémination

L'infestation de l'abeille se fait par voie buccale, par ingestion des spores. Ces dernières sont moins résistantes aux différents agents physiques et chimiques que celles du bacille de la loque américaine, mais elles peuvent vivre 2 ans.

Leur pouvoir infectant est détruit après 48 heures d'exposition au soleil

les parasites de la ruche

la fausse teigne

On observe deux types de fausses teignes : la petite (Achroea grisella) et la grosse (Galleria mellonella), qui se trouve être la plus fréquente et la plus vorace dans nos ruches. 

Le papillon de la première mesure moins de 1 cm alors que celui de la seconde peut aller jusqu’à 2 cm. 

Les fils de soie tissés forment une protection contre les abeilles. 

Pour se développer, la fausse teigne a besoin d’obscurité, de chaleur et de protéines.

Le pollen stocké dans les cadres ou recueilli dans les trappes constitue la source de protéines pour les chenilles. 

Si vous produisez un peu de pollen, pensez à bien le sécher et à le débarrasser des poussières afin d’éviter le développement des chenilles.

La méthode idéale reste la congélation du pollen frais, après l’avoir tamisé pour le dépoussiérer.

Les chenilles de fausses teignes commencent à se développer à partir de 20 °C, mais sont en pleine activité entre 25 et 35 °C.

Tout développement est stoppé au-dessous de 10 °C.

Par conséquent, si vous ne disposez pas d’abris aérés pour le stockage du matériel une fois les hausses récoltées, replacez-les sur vos ruches après l’extraction.

Retirez-les à la fin octobre pour les redistribuer avant le mois de mai. Si vous craignez que les abeilles remontent dans la hausse, intercalez un nourrisseur couvre-cadres.

Dès qu’une ruche meurt, sortez tous les cadres.

Vous pouvez les entreposer sur des supports qui permettent une bonne aération.

Pensez à espacer les cadres de 2 ou 3 centimètres, surtout s’ils contiennent du pollen stocké.


Contraignant mais efficace, le traitement avec la bactérie Bacillus thuringiensis protégera vos cadres stockés.

Ce produit, disponible chez les fournisseurs de matériel apicole, s’applique par pulvérisation méthodique sur chaque face des cadres.

Non toxique, il ne laisse aucun résidu et n’altère pas le miel.

Pensez à faire l’application préventive du Bacillus avant le développement des chenilles car il est plus difficile de l’éliminer une fois qu’elle est installée.

Direction générale de l'alimentation

Service des actions sanitaires en production primaire

Sous-direction de la santé et de protection animales

Bureau des intrants et de la santé publique en élevage

 

251 rue de Vaugirard

75 732 PARIS CEDEX 15

 

Note de service

DGAL/SDSPA/2015-1072

Date de mise en application : Immédiate

Cette instruction abroge et remplace : Note de service DGAL/SDSPA/N2005-8123 du 26/04/2005

« traitement des ruchers atteints de loque américaine et de loque européenne » :

 3ème et 4ème paragraphe de l’introduction

 les 4 derniers paragraphes du point 1.1

 le point 1.2

 le point 3

 le point 4

 le point 6

 l’annexe.

Cette instruction modifie : Note de service DGAL/SDSPA/N2005-8123 du 26/04/2005 « traitement des

ruchers atteints de loque américaine et de loque européenne ».

Nombre d'annexes : 0

Objet : Modification de la note de service DGAL/SDSPA/N2005-8123 du 26/04/2005 « traitement des

ruchers atteints de loque américaine et de loque européenne » : suppression des mentions au traitement par

des antibiotiques.

Destinataires d'exécution

DRAAF

DAAF

DDPP/DD(CS)PP

Résumé : Toute référence aux antibiotiques pour le traitement des ruchers atteints de loque américaine et

de loque européenne est retirée de la note de service DGAL/SDSPA/N2005-8123 du 26/04/2005.

Textes de référence :- Note de service DGAL/SDSPA/N2005-8123 du 26/04/2005 « traitement des ruchers

atteints de loque américaine et de loque européenne ».

La note de service DGAL/SDSPA/N2005-8123 du 26/04/2005 « traitement des ruchers atteints de loque

américaine et de loque européenne » recommandait le traitement des colonies peu atteintes à l'aide de

tétracyclines. Or, il est constaté depuis que :

- les médicaments utilisés (tétracyclines) ne sont pas efficaces contre les formes sporulées. Le

traitement antibiotique permettait une rémission temporaire et masquait l’expression clinique sans

éliminer l’infection ;

- des résistances de P. larvae aux antibiotiques ont été mises en évidence ;

- les résidus d’antibiotiques pouvaient se retrouver dans les produits de la ruche et constituer un danger

de sécurité sanitaire.

En outre, aucun médicament vétérinaire contenant un antibiotique ne dispose d'une autorisation de mise sur

le marché pour le traitement des colonies d'abeilles contre la loque américaine ou la loque européenne. Et,

en l’absence de limite maximale de résidus (LMR) pour la denrée miel, l'utilisation de tout médicament

contenant un antibiotique dans le cadre de la cascade est prohibée. Dans ce contexte d’inefficacité des

antibiotiques notamment sur les formes sporulées et d’absence de LMR pour le miel, qui s’ajoute à

l’émergence avérée d’antibiorésistance, l’utilisation des antibiotiques n'est pas autorisée.

C'est pourquoi la note de service DGAL/SDSPA/N2005-8123 du 26/04/2005 « traitement des ruchers

atteints de loque américaine et de loque européenne » est modifiée comme suit :

- les deux paragraphes ci-dessous de l'introduction sont supprimés :

« Conformément à l’avis de l’AFSSA du 7 janvier 2005 (www.afssa.fr), qui modifie le protocole de la DDSV 71

en fonction de critères scientifiques, pratiques et réglementaires, il conviendra de mettre en place la démarche

sanitaire suivante :

« La forme sporulée de l’agent pathogène n’étant pas sensible aux antibiotiques, il convient de réaliser un

transvasement des abeilles dans une ruche préalablement désinfectée. Le traitement complémentaire par la

tétracycline apparaît comme une mesure nécessaire, bien que des travaux scientifiques publiés à l’étranger

font état de résistances de l’agent pathogène.

- les quatre paragraphes ci-dessous du point 1.1. sont supprimés :

« • Les colonies peu atteintes et peu affaiblies seront traitées à l’aide de tétracyclines sous réserve de

conditions d’application strictes. Si la saison apicole n’est pas trop avancée et que la population adulte est

forte, la colonie pourra rétablir les conditions de survie optimales avant l’hivernage. La prise de la décision de

destruction ou de conservation sera un élément important du succès de l’opération. Le protocole d’éradication

de la maladie des colonies nécessitera deux interventions :

« - le traitement médicamenteux : réalisé 3 fois (aux jours J, J+7, J+14).

Le traitement médicamenteux devra se faire par nourrissement au sirop de saccharose 50/50 : mélanger

intimement 0,5 g de tétracyclines (attention à la concentration en matière active du médicament d’origine

utilisé) avec 1litre ou ½ litre de sirop. Le traitement devra être réalisé sur des ruches limitées au corps de

ruche, c’est-à-dire sur des ruches sans hausse.

« Ce traitement devra se faire par nourrissement et non par poudrage. En effet, l'élimination du miel (voir point

3) permet d'éliminer les antibiotiques non consommés par les abeilles puisque le sirop non consommé est

stocké sous forme de miel, alors que les poudrages effectués à J+7 et J+14 ne peuvent être éliminés et

constitueront une source possible de résidus pour le miel produit ultérieurement.

« - le transvasement : à réaliser suivant un calendrier défini, effectué à J+7 juste avant la deuxième

administration de tétracycline.

- le point 1.2. « les colonies sont atteintes de loque américaine en automne », le point 3. « rucher atteint de

loque européenne», le point 4. « prescription d'antibiotiques», le point 6. « risque présenté par le traitement

des loques vis-à-vis du consommateur», et l'annexe « conduite à tenir en cas de loque : arbre décisionnel»

sont supprimés.

Le directeur général adjoint de l'alimentation

Chef du service de la gouvernance

et de l'international

CVO

Loïc EVAIN

MALADIES CARACTÉRISTIQUES
La nosémose
  • Maladie des régions montagneuses, elle est due à Nosema apis présent dans l'intestin des abeilles.
  • Elle entraîne une diarrhée et une diminution des mouvements des abeilles.
  • Pour le traitement voir le vétérinaire du PSE
L'acariose
  • C'est un pou de taille infinitésimale se logeant dans les tubes respiratoires des mouches à miel.
  • La maladie se propage très vite et peut engendrer des problèmes d'envol pour l'abeille.
  • Pour la traiter, il faut faire brûler du papier folbex dans le nid toutes les semaines.
La paralysie
  • Aussi appelée le mal de mai, elle se caractérise par des convulsions causées par un empoisonnement.
  • La solution est l'administration d'un mélange de sirop et d'acide salicylique
Le mal noir ou mal des forêts
  • Les abeilles expulsent certaines d'entre elles, car celles-ci sont devenues noires à cause de l'absence de poils.
  • Pour y remédier, il faut vaporiser du soufre.